Raquel Hab, la vie comme un roman

Raquel Hab, a 34 ans et vis et travaille à Paris dans une galerie d’art contemporain en tant que responsable administrative et juridique.

Passionnée d’art, de lecture, de voyages, de musique, de lego à ses heures perdues et tout récemment d’écriture, elle a eu la chance de voir son premier roman publié aux nouvelles éditions Hachette BMR dédiées à la romance.
Ces trois tomes reflètent tout ce qu’elle aime dans la vie et mets la femme à l’honneur avec un personnage qui a du caractère. Elle a souhaité nous raconter sa fabuleuse histoire …

Crédit photo : Vincent Bousserez – DR.

« Mais tu avais déjà écrit avant ? »
Je n’ai pas fait d’études littéraires, ni écrit quoi que ce soit auparavant, si ce n’est pour
accompagner un cadeau.
Nous sommes au début de l’année 2019, je viens de perdre ma grand-mère, tout va mal
dans ma vie, mon travail, ma vie sentimentale. Je vois les autres avancer, se marier, avoir
des bébés, j’ai l’impression de stagner. Je déprime silencieusement dans mon coin.
Puis je décide de me ressaisir, j’ai toujours voulu faire un voyage culturel et artistique,
c’est l’occasion ou jamais. Je cherche sur google et je tombe sur un site qui propose la
Pologne, 4 jours c’est parfait et je ne connais pas ce pays en plus. Direction Varsovie.
Le voyage est prévu pour mai. Mais en avril, il se passe quelque chose d’étrange, j’ai
comme des flash, des personnages, une histoire, je vois des scènes défiler devant moi
toute la journée. Je pars en Pologne en espérant que cela va s’atténuer ou disparaître
mais c’est pire, je suis comme possédée, ça ne veut plus s’arrêter.
Le voyage est au-delà de mes espérances, j’ai libéré les chakras comme on dit, une
nouvelle énergie positive est née, j’ai visité, rencontré, échangé, je me suis éclatée autour
d’une passion commune, l’ art, la culture, la préservation du patrimoine.
Après mon retour, les images ne cessent pas, ça s’amplifie. Je n’arrive pas à m’en défaire,
je dois évacuer mais comment ?
1 mois et demi après les premiers flashs, je décide d’écrire. Et là, je ne peux plus
m’arrêter, comme si j’avais été frappée par la foudre de l’écriture. Mon roman s’intitule
31 jours, c’est une histoire d’amour avec des personnages haut en couleurs, sur fond
érotique, artistique, juridique.
L’action se déroule à San Francisco sans que je ne sache pourquoi. Je décide de partir
directement là-bas pendant les vacances. Une fois arrivée, le livre prend vie dans la ville.
Je vois mes personnages marcher à mes côtés, se rencontrer, tomber amoureux.
Je l’achève au bout de trois mois. Vient le temps de la relecture et l’écriture, puis ça
devient pire. J’ai des images du 2 e , du 3 e et du prequel. Je comprends que c’est une
trilogie. Un an après l’avoir commencé je décide de l’envoyer à des Maison d’éditions
sans grande conviction. Sachant que personne ne l’a jamais lu, Je souhaite tout de même
avoir un refus.
J’essuie des refus jusqu’à le mail qui a changé ma vie. Hachette me contacte et me
demande si mon manuscrit est disponible. Mon cœur fait un bond en avant. Je réponds
positivement. On me recontacte deux semaines après. On veut le publier avec le label
romance d’Hachette qui s’appelle BMR. Une éditrice me contacte, elle a adoré. Mais
surtout, elle veut publier toute la trilogie.
31 jours sort le 2 juillet 2021 en numérique puis en papier…, le 2e sort le 2 aout, le 3e le 20
octobre (troisième tome que j’écris en 20 jours).
Les commentaires dessus sont incroyables, on me dit que ma plume est ensorcelante,
que je suis une magicienne des mots, mon histoire est captivante, elle casse les codes de
la romance. Les hommes adorent, je me fie aux commentaires sur les plateformes, c’est
une aventure folle qui commence.

Et pour répondre à la première question…Non, je n’avais jamais rien écrit auparavant.

Crédit photo : Raquel Hab. DR.

Trilogie 31 jours Tome 1, 2, 3 – Auteur Raquel Hab – Editions Hachette BMR

100% féminin, découvrez les lauréates du Grand Prix du Roman aufeminin-Michel Lafon 2021

​Depuis 11 ans, le Grand Prix du Roman aufeminin révèle de nouveaux talents de la littérature tels qu’Olivier Norek, Virginie Grimaldi et Camille Anseaume. Pour la quatrième année, les éditions Michel Lafon se sont associées au prix en accompagnant le lauréat de ce concours vers la publication de son premier roman.

C’est la vocation première du Grand Prix du Roman d’aufeminin, qui depuis 11 ans, permet de découvrir et mettre en lumière les belles plumes de demain ! Ce Prix a été par le passé, l’occasion de révéler de véritables talents littéraires puisque parmi les auteurs découverts par le jury du Prix aufeminin, on compte Olivier Norek, auteur de romans policier à succès, troisième lauréat du concours en 2011 avant d’être édité et publié et l’on ne peut que se souvenir également de Virginie Grimaldi, deuxième lauréate du concours en 2014, aujourd’hui la romancière la plus lue de France en 2019 et 2020 (Palmarès Le Figaro GFK) et auteure traduite dans plus de vingt langues dans le monde. 

Cette année, le concours changeait de formule puisque les candidats devaient présenter non pas un livre complet mais le synopsis et un chapitre au choix de leur projet littéraire. Plus de 350 manuscrits sont ainsi arrivés dans les bureaux d’aufeminin.

Raphaëlle Giordano, marraine du Grand Prix aufeminin 2021 et Élisa Sagnelonge, lauréate 2021


Les écrivains en herbe ont tous été inspirés par le thème de cette édition : l’audace. Et ils n’en ont pas manqué pour soumettre leurs récits (synopsis et un chapitre de leur roman) à un jury de professionnels, composé de personnalités du monde littéraire, des médias et de la culture, présidé par Raphaëlle Giordano, l’auteure du best-seller « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » et marraine de cette édition 2021. Le jury a défendu avec passion ses choix pour désigner, parmi les seize finalistes, quatre lauréates :

1ère lauréate : 
Élisa Sagnelonge : « Le livre de Jade »
Publication du roman aux éditions Michel Lafon et Pocket au printemps 2022

« Je suis tellement heureuse d’avoir remporté le Grand Prix du Roman aufeminin qui va me permettre de publier mon premier livre. La rédaction n’est pas encore terminée mais je vais pouvoir bénéficier de tout le soutien, de l’expérience et des conseils de Raphaëlle Giordano qui m’accompagne désormais dans cette aventure jusqu’à la publication de mon premier roman », a déclaré Elisa Sagnelonge à l’annonce des résultats. 

2ème lauréate : 
Florence Fischel : « Des milliers de ronds dans l’eau »
Participation à un atelier d’écritures à l’École des Mots

3ème lauréate : 
Diane Frachon : « Direction n’importe quoi », retitré « Des crocodiles sur le bitume »
https://www.instagram.com/diane_raconte
Dotation de 20 livres du catalogue Michel Lafon et Pocket

Le Prix des Internautes : 
Claire Vergier : « EGOTRIP »

Ce Grand Prix du roman aufeminin se veut accessible à tous.tes, même celles.ceux qui écrivent en secret, à l’abri des regards de leurs proches. Les seules conditions pour participer sont qu’il suffit de n’avoir jamais été édité, sauf en auto-édition, de n’avoir jamais gagné un prix aufeminin.
En attendant l’édition 2022, aiguisez vos meilleures plumes !

« Nées pour surfer », un hommage aux femmes qui font le surf

Loin du cliché tenace du surfeur blond à la peau tannée par le soleil et les embruns, les femmes, font le surf et font du surf. Ce sport, si masculin, attire de plus en plus de mamans, d’exploratrices, de globe-trotteuses ou encore d’activistes qui font changer le regard du grand public et c’est tant mieux !

L’hommage que Carolina Amell rend à ces femmes est beau et émouvant.

Carolina Amell est graphiste freelance créative. Elle est tombée amoureuse du monde de l’édition et plus particulièrement des livres illustrés et de l’aspect créatif que requiert leur création. Sa sensibilité de graphiste est criante de beauté dans le livre qu’elle nous présente ici, hommage en forme d’ode aux femmes qui pratiquent le surf.

Elles sont photographes, réalisatrices, globe-trotteuses, entrepreneuses ou « mamans professionnelles » et entretiennent toutes une passion en commun, aller glisser sur l’océan. Entrer dans la vague qui donnera ce shoot d’adrénaline tant attendu, cette sensation de risque. Mesuré, certes, mais risque quand même.

Surfeuses et femmes

Qu’on ne s’y trompe pas, ces femmes engagent autant d’énergie à la pratique de leur sport que le font les hommes. Pas de protection supplémentaire, de soins ou d’artifices de sécurité, les femmes que Carolina présente prennent en réalité bien plus de risques que leurs homologues masculins. Elles mènent leurs vies de femmes, leurs vies de revendicatrices, pour certaines, et leurs vies sportives de haut – très haut – niveau.

Leur philosophie, leurs motivations, elles les expliquent en complément de splendides images, beautés réelles et charnues. Charnues comme les vagues, charnues comme la houle, charnues comme de vraies femmes, loin des clichés anorexiques d’ordinaire portés pour vendre quelque vêtement sans âme.

De grands noms au service d’une cause noble

Si ces femmes parlent et témoignent de leur passion, c’est pour délivrer un double message au sein de cet ouvrage. De front, elles soutiennent la voix de l’océan, militent pour la préservation et le respect de cet écosystème si vulnérable qui anime leurs feux sacrés. En tant que femmes, elles forcent le respect dû à toutes celles et à tous ceux qui ont osé. Osé aller dans la vague, oser saisir cette chance dont Séréna Lutton dit “Dans la vie, la seule chance qu’on a est celle qu’on se donne”.

En définitive, ce ne sont pas 36 portraits de 36 femmes ou de 36 surfeuses, que nous propose ce beau livre, touchant et captivant de Carolina Amell. Au delà du genre et des clmichés, ce sont 36 portraits d’êtres humains qui entretiennent en commun une passion.

Nées pour surfer

  • Édition Glénat
  • 22 x 28,5 cm
  • 242 pages
  • 39,50 €
  • EAN : 9782344042922

Toutes des Simone. 35 ans de la mort de Simone de Beauvoir.

Brillante Magazine ne pouvait pas faire l’impasse. Pour commémorer les 35 ans de la mort de Simone de Beauvoir, nous vous proposons de redécouvrir la vie et l’œuvre du « castor » qui nous inspira toutes.

Héritage, d’une mère, d’une grand-mère… On a toutes quelque chose de Simone !
Elisabeth Badinter revient dans une conférence donnée en 2001 à la BnF sur la vie et la personnalité complexe de celle qui l’a tant influencée. On évalue souvent les écrits de Simone de Beauvoir à l’aune de sa vie privée, et inversement : les deux sont indissociables, et l’autrice revendiquait elle-même avoir fait de sa vie une œuvre, et de son œuvre un fondement pour la libération des femmes. Car ses livres seuls n’auraient pas eu un tel pouvoir de mobilisation : c’est, selon Elisabeth Badinter, le livre illustré par la vie de son autrice, telle qu’elle nous l’a donnée à voir, et sa fameuse « exigence de vérité », qui ont porté le premier coup mortel à l’idéologie patriarcale.

La rencontre d’une vie
La rencontre entre la jeune Simone de Beauvoir et celui qui deviendra le compagnon d’une vie, Jean-Paul Sartre, a lieu en 1928 dans la chambre de Sartre, alors que les jeunes gens se réunissaient entre étudiants pour préparer l’oral de l’agrégation de philosophie : « Les petits camarades m’attendaient le lundi matin à la Cité universitaire ; ils comptaient sur moi pour travailler Leibniz. » (Mémoires d’une jeune fille rangée) Elle écrira après coup dans son journal : « C’est alors que tout a commencé. »
La relation unique qu’ils entretiennent jusqu’à la mort de Sartre est faite de passions littéraires et philosophiques, de liberté totale dans le choix de leurs engagements comme de leurs amours « contingentes », ainsi que de la promesse de vérité et de transparence qui les lient l’un à l’autre.

Le Deuxième sexe, un livre qui fait scandale à sa publication
Considéré aujourd’hui comme une œuvre fondatrice, l’essai Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir a déchaîné les passions lors de sa publication chez Gallimard en 1949. Attaqué de toutes parts dans la presse, à gauche comme à droite, il ne trouve que quelques voix pour le défendre,  comme celle de Colette Audry dans Combat  ou de Maurice Nadeau dans Le Mercure de France.

« En fait les femmes elles sont plus fortes que les hommes parce qu’elles s’occupent de plus de choses que les hommes comme la cuisine ou s’occuper des enfants. Vu qu’en fait les femmes elles peuvent faire les mêmes métiers que les hommes comme « répareur » des voitures et tous les métiers de la terre car les hommes sont pareils que les femmes« . Sixtine 6 ans
Continuons la transmission. A nos filles, nos sœurs, nos petites filles qui deviendront à leur tour comme nous toutes .. des Simone !