Nadia Nadim, star du foot au parcours beau comme la liberté..

Nadia Nadim, footballeuse danoise avec 98 apparitions internationales à son actif, est devenue médecin après 5 ans d’études tout en continuant de briller au football. Nadia Nadim, qui a fui l’Afghanistan lorsqu’elle était enfant, a joué un rôle crucial au sein du Paris Saint-Germain en remportant le titre de Division 1 pour la première fois de son histoire, marquant 18 buts en 27 matchs.

« Merci à tous ceux qui m’ont soutenu depuis le premier jour et à tous les nouveaux amis que je me suis fait en cours de route. Je n’aurais pas pu le faire sans vous, et je serai toujours reconnaissante de votre soutien », a-t-elle tweeté le 14 janvier.

Née à Herat en Afghanistan, elle y a vécu jusqu’à ce que son père, un général de l’Armée nationale afghane (ANA), soit exécuté par les talibans en 2000. Après cela, sa famille fui au Danemark via le Pakistan, où elle débute son parcours footballistique en jouant pour B52 Aalborg et L’équipe de Viborg. « Nous avions prévu de nous enfuir à Londres, où nous avions quelques parents, et avec de faux passeports, nous sommes venus en Italie via le Pakistan« , raconte Nadia sur son site Internet. « A partir de là, toute ma famille et moi sommes allés dans un camion, pensant que nous allions vers Londres. « Après quelques jours, nous avons tous quitté le camion, nous attendant à voir Big Ben. Nous ne l’avons pas vu. Tout ce que nous avons vu, ce sont des arbres. Nous avons demandé à un passant et avons découvert que le bus nous avait déposés au Danemark. » Après avoir joué au Danemark pendant environ 7 ans, Nadia Nadim déménage à Manchester City en janvier 2018 et fait ses débuts avec Manchester City le 7 janvier 2018 lors d’une victoire 5-2 contre Reading. Un an plus tard, elle s’installe en France et rejoint l’équipe du Paris Saint Germain en 2019.

Jugée comme l’une des femmes les plus puissantes par Forbes, Nadia Nadim réalise un travail remarquable d’ambassadrice pour les Nations Unies et utilise ses atouts afin de contribuer à l’amélioration de la société.

Récemment, Nadia Nadim s’est associée au PSG et à KLABU, une organisation qui aide à construire des clubs sportifs pour les enfants dans les camps de réfugiés.

Plus qu’une athlète exceptionnelle, Nadia aimerait qu’on se souvienne d’elle comme d’une gentille guerrière qui a donné l’exemple à tous ceux qui viendront après elle.

Raquel Hab, la vie comme un roman

Raquel Hab, a 34 ans et vis et travaille à Paris dans une galerie d’art contemporain en tant que responsable administrative et juridique.

Passionnée d’art, de lecture, de voyages, de musique, de lego à ses heures perdues et tout récemment d’écriture, elle a eu la chance de voir son premier roman publié aux nouvelles éditions Hachette BMR dédiées à la romance.
Ces trois tomes reflètent tout ce qu’elle aime dans la vie et mets la femme à l’honneur avec un personnage qui a du caractère. Elle a souhaité nous raconter sa fabuleuse histoire …

Crédit photo : Vincent Bousserez – DR.

« Mais tu avais déjà écrit avant ? »
Je n’ai pas fait d’études littéraires, ni écrit quoi que ce soit auparavant, si ce n’est pour
accompagner un cadeau.
Nous sommes au début de l’année 2019, je viens de perdre ma grand-mère, tout va mal
dans ma vie, mon travail, ma vie sentimentale. Je vois les autres avancer, se marier, avoir
des bébés, j’ai l’impression de stagner. Je déprime silencieusement dans mon coin.
Puis je décide de me ressaisir, j’ai toujours voulu faire un voyage culturel et artistique,
c’est l’occasion ou jamais. Je cherche sur google et je tombe sur un site qui propose la
Pologne, 4 jours c’est parfait et je ne connais pas ce pays en plus. Direction Varsovie.
Le voyage est prévu pour mai. Mais en avril, il se passe quelque chose d’étrange, j’ai
comme des flash, des personnages, une histoire, je vois des scènes défiler devant moi
toute la journée. Je pars en Pologne en espérant que cela va s’atténuer ou disparaître
mais c’est pire, je suis comme possédée, ça ne veut plus s’arrêter.
Le voyage est au-delà de mes espérances, j’ai libéré les chakras comme on dit, une
nouvelle énergie positive est née, j’ai visité, rencontré, échangé, je me suis éclatée autour
d’une passion commune, l’ art, la culture, la préservation du patrimoine.
Après mon retour, les images ne cessent pas, ça s’amplifie. Je n’arrive pas à m’en défaire,
je dois évacuer mais comment ?
1 mois et demi après les premiers flashs, je décide d’écrire. Et là, je ne peux plus
m’arrêter, comme si j’avais été frappée par la foudre de l’écriture. Mon roman s’intitule
31 jours, c’est une histoire d’amour avec des personnages haut en couleurs, sur fond
érotique, artistique, juridique.
L’action se déroule à San Francisco sans que je ne sache pourquoi. Je décide de partir
directement là-bas pendant les vacances. Une fois arrivée, le livre prend vie dans la ville.
Je vois mes personnages marcher à mes côtés, se rencontrer, tomber amoureux.
Je l’achève au bout de trois mois. Vient le temps de la relecture et l’écriture, puis ça
devient pire. J’ai des images du 2 e , du 3 e et du prequel. Je comprends que c’est une
trilogie. Un an après l’avoir commencé je décide de l’envoyer à des Maison d’éditions
sans grande conviction. Sachant que personne ne l’a jamais lu, Je souhaite tout de même
avoir un refus.
J’essuie des refus jusqu’à le mail qui a changé ma vie. Hachette me contacte et me
demande si mon manuscrit est disponible. Mon cœur fait un bond en avant. Je réponds
positivement. On me recontacte deux semaines après. On veut le publier avec le label
romance d’Hachette qui s’appelle BMR. Une éditrice me contacte, elle a adoré. Mais
surtout, elle veut publier toute la trilogie.
31 jours sort le 2 juillet 2021 en numérique puis en papier…, le 2e sort le 2 aout, le 3e le 20
octobre (troisième tome que j’écris en 20 jours).
Les commentaires dessus sont incroyables, on me dit que ma plume est ensorcelante,
que je suis une magicienne des mots, mon histoire est captivante, elle casse les codes de
la romance. Les hommes adorent, je me fie aux commentaires sur les plateformes, c’est
une aventure folle qui commence.

Et pour répondre à la première question…Non, je n’avais jamais rien écrit auparavant.

Crédit photo : Raquel Hab. DR.

Trilogie 31 jours Tome 1, 2, 3 – Auteur Raquel Hab – Editions Hachette BMR

Alké x Noël 2021 : « Pas besoin d’avoir l’air d’un homme pour jouer au foot ! »

Fan du ballon rond ? Savez-vous que les femmes jouent au foot depuis plus d’un siècle (depuis la fin du XIXe siècle en Angleterre et en Écosse). Le foot féminin connaît ainsi son âge d’or au début des années 1920, jusqu’au bannissement des femmes des terrains par l’association britannique de football, interdiction qui a duré de 1921 à 1971. En France, l’interdiction faite aux femmes de pratiquer le football, a été instaurée sous le Régime de Vichy.

Ce n’est que très récemment que le premier Ballon d’or féminin est attribué en décembre 2018 à l’attaquante norvégienne Ada Hegerberg. Selon les estimations établies par un rapport de l’Unesco, il existe aujourd’hui, 33 millions de pratiquantes dans le monde, dont 125 000 en France.

Soutenir le développement du sport féminin, c’est le parti pris par La marque de mode engagée et militante, Alké qui souhaite dédier 1% de son chiffre d’affaire au soutien d’actions en faveur du développement du sport féminin et de l’émancipation des femmes.

DR.

Les créatrices ont ainsi choisi de miser sur le football féminin : « parce que c’est un sport universel, car on peut y jouer n’importe où et avec n’importe quoi, et que tout le monde est à peu près compétent pour en parler ! Il porte en lui des valeurs fortes telles que l’esprit d’équipe, la discipline, le respect, la solidarité et surtout le plaisir de jouer et de se dépasser.« 

Avec comme credo : « Pas besoin d’être un homme pour jouer au foot. Pas besoin d’avoir l’air d’un homme pour jouer au foot. » Après une première collection axée sport qui reprend les basiques du vestiaire de la joueuse de foot, Alké diversifie son style avec une seconde collection streetwear unisexe. Des collections capsules et série spéciale « octobre rose » viennent compléter l’offre.

Pour Noël, Alké inaugure un pop-up store eco-féministe, en partenariat avec des Femmes et des Médias qui font vivre le Football. Du 11 au 19 décembre, Alké investira le Canal Saint Martin. La galerie photo B&B dans le 10ème arrondissement, accueillera pour l’occasion les collections Alké, une exposition de certains clichés pris par le photographe Christophe Berlet, et de nombreux ouvrages autour du féminisme, du football et du sport. Une braderie de Noël, avec des archives, permettra également de se procurer des articles en édition limitée.

«Réparer les violences» : le nouveau podcast de La Maison des femmes

La Maison des femmes de Saint-Denis accueille entre 50 et 80 femmes par jour et assure près de 15 000 consultations par an. Elle lance aujourd’hui un podcast pour comprendre et agir face à une urgence de santé publique : les violences faites aux femmes. Une immersion sans filtre pour comprendre et se mettre en action.

Au fil des épisodes, on rencontre des femmes victimes de violences et celles et ceux qui œuvrent au quotidien pour les écouter, les accompagner et les soigner. Témoignage essentiel pour montrer l’importance du travail sur le terrain, ce podcast donne de la voix à un lieu unique, créé par la gynécologue Ghada Hatem.

L’équipe de La Maison des femmes de Seine Saint Denis – Crédits LMDF

Ce podcast a une double vocation : faire entendre directement les voix des femmes et de celles et ceux qui les soignent. À travers elles, raconter les répercussions des violences subies sur le corps, l’esprit et la vie toute entière. Raconter aussi un collectif et un modèle de « médecine et de prise en charge globale de la violence » qui fonctionne et qui doit être développé en France et à l’international.

«Réparer les violences» a été réalisé grâce au soutien de la Fondation Kering, partenaire historique de La Maison des femmes, qui lutte contre les violences faites aux femmes depuis 2008. Convaincue par l’impact de ce modèle, la Fondation s’est engagée en juin dernier à financer, aux côtés de l’État, le déploiement de 15 nouvelles «Maisons des femmes » en France.

«Réparer les violences», une urgence de santé publique !

Le point de départ, c’est un constat accablant : en France, chaque année, 93 000 femmes sont victimes de viol ou de tentatives de viol et 220 000 femmes sont victimes de violences conjugales. Les répercussions de ces violences sont médicales, sociales et impactent la société tout entière.La réponse, c’est une unité de soins unique en son genre, à Saint-Denis, qui prend en charge les femmes en difficulté ou victimes de violences. Rattachée au Centre hospitalier de Saint-Denis, La Maison des femmes réunit soignants, thérapeutes, policiers, juristes, mais aussi artistes ou sportifs, qui coopèrent pour accompagner les patientes vers la guérison et l’autonomie.50 à 80 femmes passent chaque jour la porte de La Maison des femmes de Saint-Denis pour recevoir une aide et se reconstruire, tant physiquement que psychologiquement.

«Réparer les violences» a été présenté en avant-première au Paris Podcast Festival ce samedi 16 octobre, au cours d’une table ronde qui a réuni Ghada Hatem, fondatrice et médecin cheffe de La Maison des femmes, Sophie, patiente de La Maison des femmes, Céline Bonnaire, déléguée générale de la Fondation Kering, Jennifer Padjemi, autrice du podcast et Théo Boulenger, réalisateur du podcast. La discussion a été animée par Enora Malagré.

« The Space That Makes Us Human », une série documentaire au cœur du débat spatial mondial

Réunissant bon nombre des principaux acteurs.ices de l’écosystème spatial international contemporain, The Karman Project dévoile le documentaire « The Space That Makes Us Human » (l’espace qui nous rend humains), tissant des liens entre l’Art et la science menée par l’agence de production et de stratégie créative Impolite Culture GmbH.

Au moment où l’espace est une part essentielle du futur de l’humanité, l’ambition de ce projet est de faire entendre des voix nouvelles au sein du débat mondial spatial, accélérant ainsi les collaborations et coopérations vers un avenir où l’espace sera exploré et investi dans le sens du bien commun.

Cette nouvelle série de documentaires met en avant l’importance de la diplomatie spatiale avec des leaders de l’industrie spatiale publique et privée, destinée à engager un dialogue entre les acteurs de la communauté spatiale et la société, dans le but de susciter une prise de conscience de l’importance de la coopération spatiale, et analyse ainsi les retombées positives de l’exploration spatiale sur l’humanité.

À travers ce documentaire mêlant aux entretiens inédits des courts-métrages réalisés par des cinéastes reconnus, le projet dévoile les réflexions et anecdotes de figures centrales de la communauté spatiale réunis au sein du Karman Project dont plusieurs femmes d’influences Karen Hitschke, Impact investisseur, Katherine Bennell, Director of Space Capability and Director of Robotics & Automation Australian Space Agency, Hélène Huby, Co-Founder & Chairwoman of The KarmanProject, VP Orion-ESM, dont vous pouvez retrouvez les interviews sur la chaine YouTube de Brillante Magazine.
Mais également des hommes et pas des moindres : Jean-Jacques Dordain, ancien directeur général de l’ESA, William Gerstenmaier, ancien administrateur associé de la NASA et actuel vice-président de Space X, Thomas Pesquet, astronaute, Chris Boshuizen, entrepreneur et investisseur spatial.

Le documentaire met en lumière des aspects clefs, tels que les technologies spatiales en tant que vecteurs essentiels de l’éducation, la connectivité, de la lutte contre le changement climatique ou encore les questions de gouvernance et diplomatie spatiales. Conçus par la Karman Community, ses quatre chapitres explorent également l’étroite relation que l’humanité entretient avec l’espace, autant d’expériences artistiques s’adressant aussi bien aux experts qu’à un public plus vaste fasciné par l’espace.

Le chapitre 1 « Exploring The Unknown » (Explorer l’inconnu) nous entraîne au sein d’un parcours orinique qui commence au début de l’existence, dans cette expérience commune aux êtres humains, qui en regardant vers le ciel, se laissent aller au rêve. Le duo de réalisateurs Bonasia & Narcisi se penche sur la source de toute exploration, nous emmenant dans un voyage vers l’inconnu pour comprendre les limites de l’univers – et y briser les nôtres.

Le chapitre 2 « Cosmic Link » (Lien cosmique) est conçu par trois réalisateurs et produit entre la France, l’Allemagne et l’Ukraine. Ce film emprunte la forme d’une danse légère mettant en scène 30 danseurs dirigés par le chorégraphe Sadeck Waff. Cosmic Link représente la connexion entre l’espace et la Terre,ainsi que la connectivité des hommes et des machines en tout temps et tout lieu, grâce aux infrastructures spatiales. Le film comprend un extrait d’interview deJonathan Hofeller, vice-président des ventes commerciales de Starlink chez Space X, il est réalisé par Lorenzo Musiu, Anastasia Kovalchuk, Stephane Barbato.

Le chapitre 3 « Terra Cene » En 1977, le Golden Record étant envoyé dans l’espace,contenant des sons et des images sélectionnés pour représenter la diversité de la vie et de la culture sur Terre, et destiné à toutes formes de vies extraterrestres intelligentes susceptibles de le trouver. Dans ce film, les réalisateurs Rodrigo Inada et NONO – Nono Ayuso – explorent comment les hommes ont tenté d’établir le contact avec des formes de vies existantes par-delà notre galaxie, sur de lointaines planètes. Un constat s’impose : 50 ans seulement après le lancement d’Apollo, nous avons malheureusement perdu le contact avec notre planète.

Pour clôturer cette série, le chapitre 4 « The Way Forward » (La voie à suivre) souligne notre responsabilité collective face à notre avenir dans l’espace, lequel ne pourra être assuré qu’à travers une collaboration transparente et responsable. Inspiré par les 300 scientifiques impliqués dans le projet Event Horizon Telescope qui a permis de photographier la toute première image d’un trou noir, le duo de réalisateurs Jungle dépeint notre ambition collective d’explorer « The space that makes us human ».

Une première exclusive a été diffusée le 19 juillet 2021, devant un public d’environ 2 millions de personnes sur le site NOWNESS.

Le premier film pourra être visionné le 19 juillet 2021 sur la plateforme : media.karmanproject.org.
Les autres chapitres seront ensuite diffusés indépendamment tous les deux jours.

« Nées pour surfer », un hommage aux femmes qui font le surf

Loin du cliché tenace du surfeur blond à la peau tannée par le soleil et les embruns, les femmes, font le surf et font du surf. Ce sport, si masculin, attire de plus en plus de mamans, d’exploratrices, de globe-trotteuses ou encore d’activistes qui font changer le regard du grand public et c’est tant mieux !

L’hommage que Carolina Amell rend à ces femmes est beau et émouvant.

Carolina Amell est graphiste freelance créative. Elle est tombée amoureuse du monde de l’édition et plus particulièrement des livres illustrés et de l’aspect créatif que requiert leur création. Sa sensibilité de graphiste est criante de beauté dans le livre qu’elle nous présente ici, hommage en forme d’ode aux femmes qui pratiquent le surf.

Elles sont photographes, réalisatrices, globe-trotteuses, entrepreneuses ou « mamans professionnelles » et entretiennent toutes une passion en commun, aller glisser sur l’océan. Entrer dans la vague qui donnera ce shoot d’adrénaline tant attendu, cette sensation de risque. Mesuré, certes, mais risque quand même.

Surfeuses et femmes

Qu’on ne s’y trompe pas, ces femmes engagent autant d’énergie à la pratique de leur sport que le font les hommes. Pas de protection supplémentaire, de soins ou d’artifices de sécurité, les femmes que Carolina présente prennent en réalité bien plus de risques que leurs homologues masculins. Elles mènent leurs vies de femmes, leurs vies de revendicatrices, pour certaines, et leurs vies sportives de haut – très haut – niveau.

Leur philosophie, leurs motivations, elles les expliquent en complément de splendides images, beautés réelles et charnues. Charnues comme les vagues, charnues comme la houle, charnues comme de vraies femmes, loin des clichés anorexiques d’ordinaire portés pour vendre quelque vêtement sans âme.

De grands noms au service d’une cause noble

Si ces femmes parlent et témoignent de leur passion, c’est pour délivrer un double message au sein de cet ouvrage. De front, elles soutiennent la voix de l’océan, militent pour la préservation et le respect de cet écosystème si vulnérable qui anime leurs feux sacrés. En tant que femmes, elles forcent le respect dû à toutes celles et à tous ceux qui ont osé. Osé aller dans la vague, oser saisir cette chance dont Séréna Lutton dit “Dans la vie, la seule chance qu’on a est celle qu’on se donne”.

En définitive, ce ne sont pas 36 portraits de 36 femmes ou de 36 surfeuses, que nous propose ce beau livre, touchant et captivant de Carolina Amell. Au delà du genre et des clmichés, ce sont 36 portraits d’êtres humains qui entretiennent en commun une passion.

Nées pour surfer

  • Édition Glénat
  • 22 x 28,5 cm
  • 242 pages
  • 39,50 €
  • EAN : 9782344042922

200 nanas sur 200 kilomètres à vélos, une randonnée 100% féminine

C’est le 26 juin prochain qu’un BRM (Brevets de Randonneurs Mondiaux) d’un genre singulier va prendre le départ. 100 % réservée aux femmes, la 200 nanas sur 200 kilomètres s’élancera dans une boucle depuis et vers Pantin (Seine-Saint-Denis). Nous sommes allés à la rencontre de son organisatrice.

« 200 nanas sur 200 kilomètres« . Il fallait oser le titre et la réservation d’une compétition, les cyclistes l’ont fait.

Itinéraire de la randonnée prévue

L’Audax Club Parisien organise, le 26 juin prochain, cette randonnée originale qui partira de Pantin. Les sportives – car c’est bel et bien de sport qu’il s’agit – rejoindront Gisors avant de descendre vers Vernon. Viendront par la suite Cergy puis retour au départ, à Pantin.

Elisabeth Lavail, organisatrice de la 200 nanas sur 200 kilomètres (Photo : John Kovalsky)

L’itinéraire de 200 kilomètres doit être couru en moins de 13 h 30 pour que les compétitrices puissent valider le BRM. Mais comme le précise l’organisatrice Elisabeth Lavail “La validation de ce brevet ne doit pas représenter une fin en soi. L’idée est de passer une journée amusante et en sécurité.” Celles, donc, qui veulent aller à toute allure sont les bienvenues, les autres le sont tout autant.

Pour autant, pas de classement, juste le plaisir de faire une balade entre pratiquantes. Celles qui réussiront en moins des 13 h 30 réglementaires obtiendront le précieux sésame, les autres auront passé un moment plaisant et en sécurité entre filles.

Un principe déjà existant

L’intérêt d’une telle compétition ? C’est Elisabeth qui nous l’explique : “J’ai réellement fait un rêve, dans lequel je voyais des centaines de filles se présenter au départ et pas un seul homme. C’est une vision que j’ai eue de ce que je devais organiser. Ce n’est pas la seule ni la première course féminine. Au sein de la FFVélo (la Fédération Française de Cyclotourisme), plusieurs organisations travaillent, à l’instar de la “Toutes à Vélo” à Toulouse à ce que les femmes soient aussi présentes que les hommes. Mais il ne s’agit pas d’une course militante, je ne suis pas féministe, juste une femme membre d’une fédération. Mais toutes les filles ne sont pas adhérentes à la fédé, la dimension de loisir est une composante majeure du cyclotourisme”.

Femini-Washing de la Fédération Française de Cyclisme

Si comparaison n’est pas raison, la seconde fédération de cyclisme (la Fédération Française de Cyclisme, qui organise le Tour de France) dispose, sur son site internet, d’un espace totalement dédié aux femmes. Elle y parle de son “plan de féminisation 2018 – 2021” et des efforts qu’elle s’engage à réaliser pour combattre les agressions sexuelles faites aux femmes. Sous d’autres cieux, dans cet espace, elle annonce les événements qui, au sein des régions, sont destinés aux femmes.

Aucun événement, en 2021, n’aura lieu dans le cyclisme dédié aux femmes aux sein de la FFC. Gageons que la crise sanitaire aura empêché l’organisation de ces compétitions.

Une randonnée interdite aux hommes

Le principe de la « 200 nanas sur 200 kilomètres » veut que seules les femmes disposent du droit de s’inscrire et le droit de s’arrêter aux 3 points de ravitaillement présents sur le parcours. Les hommes peuvent naturellement accompagner les participantes et y prendre part (l’itinéraire est libre et ouvert) mais ne peuvent en aucune manière prendre part ni aux ravitaillements ni à l’obtention du Brevet. Ce qui tranche, avec les autres sorties vélos au cours desquelles, de manière générale, seules 5 à 10 % de femmes prennent part.

“L’Audax Club Parisien, club organisateur de la « 200 nanas » est une structure associative” nous explique Elisabeth. Et comme dans toute structure associative “Il a fallu que je présente mon projet qui venait proposer quelque chose de novateur. Le fait d’être une femme portant un projet féminin était vu comme un point positif au sein du club”. Et c’est exactement sur ce point qu’elle brille, l’organisatrice. Partant d’un rêve, elle a monté l’organisation, les principes et les règles d’un brevet qui compte d’ors et déjà 295 femmes inscrites sur les 200 initialement prévues.

Les Brevets de Randonnée Mondiaux sont des certificats officiels émis par le Club auquel appartient Elisabeth Lavail. Elle nous en développe le principe “C’est en 1904 que Henri Desgranges, le père du Tour de France, crée les brevets Audax Cyclistes. Il s’agissait de parcours de 200 kilomètres effectués à une vitesse de 18 Km/h sous la conduite d’un capitaine de route. Le principe demeure, sauf qu’il a acquis une forme mondiale. Aujourd’hui, ces brevets existent dans plus de 30 pays, sur les 5 continents, toujours gérés par mon club.”

Une organisation totalement bénévole

Elisabeth est brillante. Elle souhaite transmettre sa passion et son envie d’action. Bénévole, elle met énergie et motivation au service de sa passion et en profite, de manière plus ou moins volontaire, pour faire la promotion active des sports au féminin.

Bonne nouvelle ! Plus de 2 Françaises sur 3 détiennent au moins 1 pièce éco-responsable dans leur dressing.

Alors que la conscience autour de la consommation de textile se développe, Fairytale.eco, eshop pour femme de mode écoresponsable et éthique, a réalisé une étude avec l’institut Toluna sur la relation des Françaises à la mode durable.

« Au retour d’un voyage de 18 mois, j’ai pris conscience de l’importance d’acheter des vêtements durables, qui respectent la terre et l’humain. Depuis les marques proposant des vêtements et accessoires dits responsables ne cessent de croître. Les Françaises veulent savoir d’où viennent leurs vêtements et s’assurer qu’ils soient conçus, fabriqués et transportés dans le respect de l’environnement et des normes sociales. C’est une tendance réelle : plus de 2 Françaises sur 3 détiennent au moins 1 pièce éco-responsable dans leur dressing mais chacune l’entend différemment. Nous nous sommes donc interrogés : lorsqu’on construit son dressing éco-responsable, quels sont les critères les plus important ? » souligne Claire Lemarchand, Directrice marketing et co-fondatrice de Fairytale. 

Où habitent les Françaises qui ont le dressing le plus éco-responsable ?

A la 1ère place du classement, on retrouve à égalité 3 régions : la Nouvelle Aquitaine, l’Occitanie et les Pays de la Loire sont les régions où les femmes ont le dressing le plus éco-responsable.

En 2ème position on retrouve les Normandes qui ont pour 71% d’entre elles au moins une pièce éco-responsable dans leurs placards. Les Franciliennes arrivent à la 3ème place du classement (70%), juste avant les Bretonnes (69%).

En dernière position on retrouve les habitantes de la Bourgogne Franche-Comté où seulement 57% des répondantes ont déclaré avoir au moins une pièce éco-responsable dans leur dressing.

Pour plus de 8 femmes sur 10, la qualité et durabilité des vêtements est un critère important voire très important lors d’un achat de textile éco-responsable. Les consommatrices d’aujourd’hui ne veulent plus refaire leurs garde-robes chaque année : les Françaises veulent des pièces qui sont confortables et qui vont durer dans le temps.

Ensuite, dans les critères priorisés pour constituer son dressing éco-responsable, on retrouve à égalité les conditions de travail des employés qui fabriquent les vêtements et la matière de la pièce (80%).

Le pays de production arrive en 3ème position, probablement sous l’influence des multiples campagnes autour du « made in France » visibles depuis quelques années. Les Françaises veulent favoriser le circuit court et souhaitent encourager l’économie locale.

Enfin, on retrouve à la 4ème position les labels et certifications. Ces outils sont pourtant très utiles pour repérer des vêtements durables, mais peut-être manquent-ils de clarté pour le grand public ?

Méthodologie : enquête menée avec l’institut de sondage Toluna auprès de 1050 répondantes résidantes en France, entre 18 et 65 ans.

Manon Albert brillante créatrice pour une nouvelle marque de mode Française et engagée

Créatrice de mode au style vintage, bohème et decalé, Manon Albert est tombé dedans quand elle était toute petite : « Toute petite déjà, je fabriquais des vêtement pour mes poupées Barbies…J’ai obtenu un BEP en Couture flou et un Bac Pro en artisanat et métiers d’art à Marseille, puis j’ai suivi un cursus public. Le déclic s’est produit en 2e année de BTS design de mode : en transformant des patrons. Déstructurer, modifier les lignes… J’avais trouvé mon « truc », ça a été une révélation !« 

Lorsque la toute jeune marque Française Lanaro la sollicite pour le lancement de sa première collection, cela sonne comme une évidence pour la jeune Aixoise : « En m’offrant la première collab’ de sa collection, et en me donnant comme terrain de jeu une basket, Lanaro me donne carte blanche et m’offre la possibilité de m’exprimer librement tout en ayant un cadre. Je suis honorée de marquer le point de départ de cette belle aventure !« 
Le concept est aussi novateur qu’engagé : mettre en lumière le travail d’artistes indépendants, tous horizons confondus, et leur permettre d’exprimer leur talent en leur proposant un support-type comme terrain de jeu.

Si Lanaro se veut précurseur, la dimension humaine de l’aventure tient une place capitale dans le projet : proposer avant tout une mode solidaire, qui a du sens. Pour les fondateurs :  » A l’heure où l’industrie de la mode tend à se déshumaniser et s’automatiser, en ces temps de crise où l’art, pourtant essentiel, ne trouve que de trop rares occasions de s’exprimer, il n’a jamais été aussi urgent de remettre l’humain au centre du processus de création ».

Le support choisi pour démarrer l’aventure est la basket.

Croquis Sneaker AB 213
Designée par Albert Baptiste C

La grosse basket est devenue l’obsession mode des it-girls. Manon Baptiste souhaite casser les codes grâce à une basket qui s’inspirerait de l’univers du smoking qu’elle affectionne tout particulièrement. Côté matières : un « mix and match » de cuir et tweed, deux incontournables, qui s’acoquinent de sequins et autres détails pailletés. Une touche girly accentuée par la douceur des courbes d’une maxi semelle compensée.

Sneakers AB213 Lanaro – Crédits photo Sam De Salvador I
Agence WITSTAG

Démocratiser l’art avec un grand A en le rendant accessible à tout un chacun et en le faisant rentrer dans les dressings respectifs, tout en conservant l’aspect très « exclusif» des œuvres car oui, nous pouvons être à la fois brillante et fashonista.

Prix : 330 € 
Site web : www.lanaro-collection.com 
Lancement le 9 avril 2021